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« Il n’est pas question que l’on se fonde dans une gauche, de surcroît en échec »

François Bayrou était l’invité du Grand Journal ce soir sur Canal+. Revivez l’émission !

« Ne croyons pas que ce soit la décision de ne pas livrer les Mistral qui a empêché la Russie d’annexer la Géorgie »

Interrogé sur le bienfondé de la décision de François Hollande de ne pas livrer les Mistral à la Russie, François Bayrou a prôné une solution plus modérée. « Ce contrat, que nous avons signé, a donné lieu à des dizaines ou centaines de milliers d’heures de travail ; je comprends que l’on mette des conditions, mais cela ne me paraît pas crédible que l’on écarte la livraison », a–t-il expliqué.
D’ailleurs, le président du MoDem ne croit pas que ce soit « l’armement qui a empêché la Russie de prendre la Géorgie ». « Ce qui l’en a empêché, c’est l’image internationale qu’aurait donnée le fait d’une telle annexion », a-t-il déclaré.

« Je ne crois pas que Nicolas Sarkozy ait changé depuis 2012 »

À la question de savoir si Nicolas Sarkozy « version 2014 » plaît à François Bayrou, celui-ci s’est interrogé sur « sa différence par rapport à 2012 ». « J’étais en désaccord avec la manière dont il voyait la France et la société française, j’ai écrit un livre à ce sujet », a-t-il rappelé. « Pour le reste, je ne suis pas dans un affrontement personnel avec Nicolas Sarkozy », a-t-il dit.

« Ne nous demandons pas si la dissolution est probable, mais si la situation actuelle peut durer »

Selon François Bayrou, la vraie question n’est pas « Est-ce que la dissolution est probable ? » mais « Est-ce que la situation peut encore durer deux ans et demi comme cela ? », et même « Est-il bon pour le pays que l’on reste dans cette espèce d’enlisement dans lequel nous sommes complètement embourbés ? ».
Répondant par la négative, le maire de Pau a ensuite examiné les différentes hypothèses qui s’offrent à François Hollande. Ne croyant pas à l’opportunité d’une démission du Président de la République ni à celle d’un référendum, il a toutefois plaidé pour un « retour devant le peuple », comme le préconisent la Constitution, les institutions, et la pratique.

« Il n’est pas question que l’on se fonde dans une gauche de surcroit en échec »

Interrogé par Natacha Polony sur la main tendue de Manuel Valls au centre, le Président du Modem a répondu que notre mouvement n’avait pas vocation à « être une bouée de sauvetage ». Rappelant « qu’il avait dit non à l’UMP en 2002 » pour fusionner le centre et la droite, le maire de Pau a expliqué qu’aujourd’hui « il n’était pas question que l’on se fonde dans une gauche de surcroit en échec ».
« Dans une situation de crise, une politique courageuse doit être portée par une majorité infiniment plus large que les camps ridicules que nous avons ! » s’est exclamé François Bayrou. « L’idée perpétuelle dans laquelle on essaie de nous enfermer qui soutient que la politique se résume à gauche contre droite, cette vision-là n’est pas la mienne » a-t-il ajouté.

« La privatisation des autoroutes était un exemple de toutes les fautes qui ont été faites ces dernières années »

Abordant la question des autoroutes, le président du MoDem a souligné que « la privatisation des autoroutes était un exemple de toutes les fautes qui ont été faites ces dernières années sans que personne ne dise rien, sauf le centre ». Il faut rappeler qu’à l’époque, François Bayrou avait combattu devant le Conseil d’État à titre individuel la décision de privatiser la concession des autoroutes. La loi française impose en effet que l’on ne peut pas aliéner le domaine public sans qu’un vote préalable ait lieu au Parlement.

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